Archive pour mars 2014

Hommage à Serigne Mansour Sy : Célébration de l’érudition et d’un classique original

Vendredi 28 mars 2014

 

Par Dr. Bakary Sambe

Tivaouane demeure cette cité de la foi où l’on célèbre la science. L’hommage rendu à Serigne Mansour Sy n’est point le fait d’une quelconque tradition de commémoration, mais un acte éloquent de revivification de la mission éducative, d’enseignement et d’élévation spirituelle que s’était fixée celui qui était finalement plus connu sous le nom de Borom Daaraji.

Ce fin lettré tant évoqué sous l’aspect qui colle le plus à sa personnalité à travers l’éducation, la transmission du savoir et du savoir-être à travers la Tarbiyya propre à la Tijâniyya, est l’une des marques de fabrique d’une école dans laquelle il fit ses armes et à laquelle il a, sa vie durant, rendu brillamment de ce qu’elle en reçut.

Dans cette école de Tivaouane où, très tôt, les apprenants étaient initiés aux finesses de la balâgha (rhétorique), ce que l’auteur du célèbre Laâmiyat al-Ajam appelait « açâlatou Ra’yi », l’originalité du propos et de l’idée, était certes la chose la mieux partagée. En témoignent les érudits et Muqaddam qu’elle a produits et qui en perpétuent la tradition.

D’ailleurs, comment pouvait-il en être autrement dans cette ambiance d’après Ndiarndé (Séminaire d’El Hadji Malick Sy) qui a vu l’éclosion des talents les plus divers dans cette école de Tivaouane où Serigne Mansour baignait dans l’ambiance du savoir recherché entre les chaires de Serigne Moussa NIang, de Serigne Chaybatou, Serigen Alioune Guèye parmi tant d’autres ?

L’exégète inimitable du Khilâç Zahab (L’or décanté) chef d’œuvre de Cheikh El Hadji Malick Sy, a été l’homme d’une érudition qui pouvait impressionner plus d’un si l’on sait qu’à l’image de nombreux muqaddams de Tivoauane, le Recteur indiscutable de l’Université de la « haut lieu de la droiture » – mahall istiqâma- comme dit Cheikh El Hadji Mansour,  n’est jamais sorti du Sénégal pour étudier dans une quelconque université du monde arabo-musulman.

Mais lorsque Serigne Mansour Sy plongeait son auditoire dans ces moments d’interconnexion des références classiques, naviguant entre le Qâmûs, les Wafayât d’Ibn Khallikan et les incontournables de l’historiographie médiévale tels que Murûj Zahab d’Al-Mas’ûdî du Kâmil fi-t-Târîkh d’Ibn al-Athîr, émergeait, le génie d’un classique non sans originalité dans son approche du patrimoine littéraire et historique.

C’est même à se demander si tous les auditeurs de cette Université ouverte ou « populaire » comme disait Marty du temps de Cheikh El Hadji Malick, avaient le privilège d’entrer avec toute la subtilité requise, dans cet univers hautement académique au sens d’une référentialité sans ambages : Serigne Mansour prenait le soin, en toute honnêteté intellectuelle, de citer ses sources, les confrontait, les hiérarchisait tout en laissant aux apprenants le choix des versions et des interprétations.

En réalité, il était très au fait des procédés de l’art de la Munâzara inauguré par érudits et philosophes de la Baytoul Hikma (Maison de la Sagesse) aux temps des Abbassides.

 Et même s’il n’était point aisé de se mettre dans les dispositions intellectuelles requises pour comprendre les énoncés d’un maître hors pair de la rhétorique et de la prosodie (arûd),  en enseignant averti des nécessités de son art, Serigne Mansour avait le sens de la pédagogie différenciée.

Quiconque, selon son niveau d’entendement et de conception, pouvait s’abreuver de ce puits de science débordant de générosité dans son savoir comme, d’ailleurs, son avoir.

Cette constance au service d’un sacerdoce selon lequel, l’école et la mission éducative de Maodo doivent demeurer des priorités distinctives de cette Hadra, et une profonde conviction que le flambeau de l’excellence spirituelle, adossée à la himma (volonté), nourrie de la science éternelle et de l’intelligence des contextes, doit toujours être porté au plus haut sont, pour notre génération, les socles sur lesqueles seront fondés, à jamais ,cette célébration du savoir incarné qu’était Serigne Mansour.

Dr. Bakary Sambe, Enseignant-Chercheur au Centre d’Etude des Religions, Université Gaston Berger, Saint-Louis.

 

Dr. Bakary Sambe de l’UGB : « Ce qui se passe en Centrafrique est inacceptable et dangereux pour la stabilité du continent »

Jeudi 20 mars 2014
Interrogé sur les derniers développements en Centrafrique à la suite du rapport d’Amnesty International sur les exactions commises contre les Musulmans dans ce pays, Dr. Bakary Sambe, coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique (ORCRA) estime que « Ce qui se passe en Centrafrique est inacceptable et dangereux pour la stabilité du continent« .
Pour l’enseignant chercheur au Centre d’Etude des religions de l’UFR CRAC de l’Université Gaston Berger, « cette surenchère ehtnico-religieuse résultat d’une manipulation du religieux par les ex-rebelles de la Séléka sous l’égide de Michel Djotodja a fini par installer un climat de tension permanente entre deux communautés qui vivaient paisiblement dans ce pays d’environ 5 millions d’habitants« .
Revenant aux sources du conflits, Dr. Sambe a précisé que « ces massacres perpétrés par les anti-balakas sur la population musulmane sont le signe de l’entrée du conflit dans une seconde phase ; celle de l’enlisement et du risque de propagation si des mesures concrètes ne sont pas prises« .
Pour lui, » afin d’éviter que les choses arrivent à un point de non retour et pour que l’action de la communauté internationale demeure crédible, il faut plus de gages en termes d’égalité de traitement de toutes les communautés dans les opérations de maintien de la paix afin de ne pas cultiver un sentiment d’islamophobie cautionnée qui par serait vite exploité les extrémistes religieux qui n’espèrent que la régionalisation du conflit pour s’en emparer ».
Pour Dr. Sambe qui craint que l’enlisement de ce conflit soit instrumentalisé par des franges extrémistes de tous bords,, « il faudrait un déploiement plus massif de forces de sécurité dans ce pays et un appel au dialogue porté par les religieux comme au début du conflit« . Bakary Sambe insiste sur le fait  que « pour sécuriser la Centrafrique vaste de 623 000 km2, frontalier de pays en profonde crise sécuritaire et politique, il faut au moins 10 000 hommes si l’on prend en compte le nombre de miliciens retranchés dans des zones reculés du pays« .
Réitérant sa position lors du déclenchement des hostilités, Bakary Sambe rappelle : » Dès le début du conflit, j’avais appelé à l’instauration d’un dialogue sincère s’appuyant sur des autorités religieuses tolérantes et ouvertes comme l’imam de Bangui et certains membres du clergé afin de parer à la culture de la haine développée aujourd’hui par les extrémistes aussi bien protestants que musulmans« , conclut-il

Ignored and neglected: The Muslims of sub-Saharan Africa

Jeudi 20 mars 2014

Ignored and neglected: The Muslims of sub-Saharan Africa

Most attention for developments in the Muslim world, political, intellectual, or otherwise, focuses primarily on the Middle East and to some extent also South Asia. Geographically peripheral areas such as Southeast Asia, but even more so, sub-Saharan Africa, are generally neglected in both media and scholarship. The fact that Indonesia is the largest Muslim nation state in the world, and that Nigeria‘s Muslims number close to 90 million (more than the entire populations of, say, Iran, Turkey, or Egypt) is often ignored.

When areas such as West Africa do  receive coverage it is generally due to political crises or acute security concerns emerging from the region which are thought to have an effect on developments elsewhere. Seldom is there any attention for the local situation in its own right or a genuine interest in the region’s place within the Muslim world or in its historical contributions to Islamic civilization. Africans are seen as ‘marginal’ Muslims.

Ignored and neglected: The Muslims of sub-Saharan Africa dans ABOUT US MosqueDjenneWeb-786889

In view of  recent events in Mali there has at least been some awareness of the destruction of its indigenous Islamic legacy in the course of clashes between locals, outside Islamic activists, and intervening foreign armed forces. However, so far this had hardly gone beyond indignation over the threats to UNESCO heritage sites such as the town of Djenné and it Great Mosque. Some cursory mention was also made of the equally endangered manuscript collections of Timbuktu. Such concerns demonstrate that there is an inkling of the role of Africa in shaping Muslim culture.

But that is all about the past, present-day Muslims in countries like Mali and its neighbours still face marginalization. However, some critical voices among its intellectuals do speak about the discrimination they face from their co-religionists, often in the guise of bringing ‘true Islam’ to Africa.

Bakary+Sambe dans INTERNATIONAL
Bakary Sambe

This issue was addressed by the Senegalese intellectual Bakary Sambe. Trained in Lyon as an Arabist, Africanist and political scientist, he specializes in trans-regional Muslim relations, in particular between the Arab world and Africa. He has taught in France and Senegal, and has held research associations with the European Foundation for Democracy and the Aga Khan University in London.

Organisations that are financed by Arab nations such as Kuwait, Qatar and Saudi Arabia are attempting what could be described as an « Islamisation » of our region; they want to bring their idea of « true Islam » to sub-Saharan Africa. This is pure ideology motivated by an Arab paternalism that I vehemently oppose. The attempt to « Arabise » us is based on a total denial of our culture as African Muslims.

His criticism is not only directed at the oil-rich Gulf States, but also individuals such as Tariq Ramadan, who  — although controversial in his own right — is nevertheless regarded as an ‘acceptable face of Islam’. But according to Sambe, his attitudes still reflect a kind of paternalism towards non-Arab Muslims which he considers ‘imperialist‘.

At the same time, he sees little emancipatory or redeeming value in promoting Islam Noir or ‘Black Islam’:

This term was introduced during the colonial era and sought to infantilise us, the African people. Allegedly, we were so emotional because we were not as spiritually mature as the Arabs, who were consequently viewed as more dangerous. France has always tried to establish a barrier between the Maghreb and the sub-Saharan region, to prevent any intellectual exchange from taking place.

timbuktu_manuscripts dans ISLAM AFRICAIN
Islamic manuscripts in Timbuktu

He finds its ironic that now, at the beginning of the 21th century, Gulf Arabs come to ‘Islamize’ West-Africa’s Muslims, while in the 15th century, when large parts of the Arabian Peninsula had reverted to being a cultural backwater, the scholars in Timbuktu were producing their treasured manuscripts….

Sambe thinks it is high time for African Muslims to shake off their inferiority complex and work redeveloping their own religious and intellectual traditions. Only this way Muslims can interact on par which each other.

L’homme africain entrera-t-il un jour dans la fin de l’Histoire ?

Jeudi 20 mars 2014

L’homme africain entrera-t-il un jour dans la fin de l’Histoire ?

Dans un discours à Dakar qui avait fait scandale, Nicolas Sarkozy avait évoqué la difficulté de l’Homme africain à rentrer dans l’Histoire. Au regard des conflits sans fin qui déchirent l’Afrique, la question qui se pose à elle est plutôt celle de sa capacité à sortir, comme l’Europe avant elle, d’une histoire faite de guerres et de violences.

Guerres sans fin

La France a lancé une intervention en Centrafrique.La France a lancé une intervention en Centrafrique. Crédit Reuters

Atlantico : Alors que François Hollande a reçu les chefs d’État africains à l’Élysée pour le sommet pour la paix et la sécurité en Afrique ce week-end, la France a lancé une intervention en Centrafrique.Quelles sont les zones actuelles de conflits en Afrique ?

Bakary Sambe : Le continent est devenu un terrain de jeux d’influences : intérêts et puissances s’y affrontent pendant que les États qui se délitent font face au défi du déficit d’État. L’Afrique vit pleinement le choc entre le principe de souveraineté et la trans-nationalité des acteurs. A l’Est, sur la corne de l’Afrique la Somalie fait face aux attaques des Shebabs. Alors que la République démocratique du Congo se déchire encore, la Centrafrique est entré dans un cycle de violence dont la fin n’est pas du tout proche, le nord du Nigeria vit au rythme des attentats terroristes et des attaques de Boko Haram qui étend ses opérations jusqu’au nord-Cameroun de temps à autre. Pendant ce temps, au Mali, après plusieurs mois d’occupation au Nord, les élections se sont bien passées mais les problèmes persistent avec le MNLA qui déclare la reprise de la guerre contre le pouvoir de Bamako. Et de temps en temps, les incursions djihadistes et les attaques spectaculaires rappellent que, malgré l’efficacité temporaire de l’Opération Serval, on ne vainc jamais le terrorisme par des blindés. D’ailleurs, l’opération française en Centrafrique sera beaucoup plus compliquée que Serval. Ce sera une guerre urbaine, sans front ni ennemi identifié sur fond de surenchère ethnico-confessionnelle, véritable bourbier pour les armées conventionnelles dont les stratégies de combat sont rendues obsolètes à l’ère de la guerre asymétrique imposée par les guérillas et les groupes terroristes.

De quelle nature sont ces différents conflits ? Quelles en sont les causes ?

La chute du mur de Berlin a consacré l’obsolescence de la guerre dans le sens d’un affrontement entre armées conventionnelles. Les types de conflits que l’on rencontre en Afrique sont de différents types : les irrédentismes et guérillas engagés dans des luttes politico-nationalistes comme le MNLA au nord du Mali, le Darfour jusqu’à la création du Soudan du Sud etc. Un autre type de conflit est celui qui part généralement d’une contestation politico-armée du pouvoir central pouvant aboutir à son renversement comme le CNT libyen ou la Séléka centrafricaine ou à un pourrissement comme en République démocratique du Congo. Les effets de la chute de Khadhafi combinés avec le redéploiement d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et le foisonnement des groupuscules djihadistes plongent la zone sahélienne dans l’absurde guerre contre le terrorisme.

Les opérations terroristes se nourrissent de la faiblesse des États et de la trans-nationalité d’un ennemi devenu diffus depuis qu’Al-Qaïda a abandonné l’option des causes globales en se contentant de parasiter les conflits locaux auxquels ils s’efforcent de donner un habillage religieux. Ce fut exactement la stratégie d’Ansar Dine au Nord-Mali avec la question touarègue. La confessionnalisation du conflit en Centrafrique risque d’aboutir aux mêmes travers alors qu’on est dans un pays qui est une véritable mosaïque ethno-religieuse pour une population de 5 millions d’habitants dont 35% de catholiques, 45% de protestants, 15% de musulmans sans compter la minorité animiste de 5 %. Le choc entre les extrémismes musulmans wahhabites et évangélistes chrétiens peut aggraver le déchirement d’une société centrafricaine fortement secouée par des crises politiques répétitives depuis plus d’une décennie.

Comment de temps encore ces conflits « pour rien » dureront-ils ? A quelles conditions le continent africain pourra-t-il entrer dans la « fin de l’Histoire » ?

Malheureusement pour le continent, la boîte de Pandore avait été ouverte depuis la partition du Soudan et le déclenchement de la guerre de Libye qui portait bien son nom d’Aube de l’Odyssée. Je crains fort que l’Afrique soit entrée dans une phase d’au moins vingt ans où ce genre de conflits va freiner son développement tant attendu et qui se profilait à l’horizon avec la saturation prévisible de l’Asie, pendant que l’Europe est encore plongée dans la crise alors que les rares niches de croissances sont sur le continent noir. Beaucoup s’accordent sur un fait : l’Afrique est en train de revivre les pires moments similaires à ceux du temps de la Guerre froide où par alliés et agents interposés, différentes puissances et idéologies (salafisme wahhabites, évangélistes pentecôtistes, baptistes) s’y affrontent par délégation. Nous voilà, après la période des conférences nationales et des processus démocratiques dans le sillage de la Conférence de la Baule des années 1990, plongés, de nouveau, pour longtemps dans l’ère des sommets pour la paix et la sécurité. Espérons cette fois-ci que de ce mal peut-être nécessaire sortira définitivement du bien pour ce continent plein de potentialités, pour paraphraser un peu, Léopold Sédar Senghor.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/homme-africain-entrera-t-jour-dans-fin-histoire-bakary-sambe-920574.html#jvWD50bhjOhzgVyX.99

Bakary Sambe de l’UGB sur France24  » le Maroc bénéficie, en Afrique, d’un capital-image adossé à un bilatéralisme sélectif efficace »

Jeudi 20 mars 2014

Bakary Sambe de l’UGB sur France24  » le Maroc bénéficie, en Afrique, d’un capital-image adossé à un bilatéralisme sélectif efficace »


Bakary Sambe de l'UGB sur France24 " le Maroc bénéficie, en Afrique, d'un capital-image adossé à un bilatéralisme sélectif efficace"
Dans une interview donnée au site de la chaîne France 24, Dr. Bakary Sambe de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (CER-CRAC) revient sur la stratégie marocaine en Afrique subsaharienne dans une analyse de la dernière tournée du Roi Mohammed VI dans la région.
« En cette époque de ruée économique vers l’Afrique et alors que l’Europe et les États-Unis sont en crise, le Maroc se positionne avec ses banques et ses accords de libre-échange qui vont lui permettre de commercer librement avec des pays constituant un marché de 250 millions d’habitants », affirme Bakary Sambe, enseignant-chercheur à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis au Sénégal, et auteur d’ »Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc ».

Et d’ajouter : « Aujourd’hui des entreprises marocaines battent des entreprises françaises sur des appels d’offres parce qu’elles bénéficient de ce lobbying. » (…)

Son malikisme, l’une de quatre doctrines du sunnisme, est particulièrement prisée par les gouvernements luttant contre le fondamentalisme islamique. « Face à l’avancée du wahhabisme et du salafisme d’une part, et du chiisme iranien d’autre part, le roi essaye de créer un sorte de sainte alliance autour de l’islam malikite modéré dont le Maroc serait le centre », analyse Bakary Sambe.

« Depuis l’indépendance, le Maroc a développé un sentiment d’encerclement : au Nord, par les Espagnols avec qui les relations sont difficiles sur les enclaves de Ceuta et Melilla, et à l’Est, par l’Algérie qui soutient le Front Polisario [mouvement indépendantiste sahraoui], rappelle Bakary Sambe. Aussi voit-il sa politique extérieure comme un désenclavement stratégique vers le Sud, au moment d’une recomposition diplomatique dans la région. »

Mais, pour Bakary Sambe, Mohammed VI a encore une chose à faire avant d’asseoir définitivement sa popularité auprès des Subsahariens : gommer cette image de « gendarme de la politique anti-immigration de l’Europe » qui colle à son pays. Et ce, malgré les réformes adoptées en septembre 2013 par le royaume afin d’offrir davantage de droits aux migrants clandestins.

Source : http://www.france24.com/fr/20140306-maroc-mohammed-vi-m6-tournee-afrique-subsaharienne-gabon-leader/