La prévention à la place de l’intervention est la meilleure manière de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme à travers l’éducation. C’est l’avis de Bacary Samb, professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis hier, jeudi 19 février, lors de la cérémonie de lancement de la bande dessinée pédagogique Afrique Citoyenne intitulée «Prévenir les extrémismes» à la fondation Konrad Adenauer. |
«Les armes les plus redoutables contre l’extrémisme et le terrorisme sont l’éducation: un système éducatif performant, la tolérance et surtout, la prévention à la place de l’intervention». Bacary Samb dixit. Le professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis était l’un des conférenciers lors de la cérémonie de lancement hier, jeudi 19 février, de la bande dessinée pédagogique Afrique Citoyenne intitulée «Prévenir les extrémismes» à la fondation Konrad Adenauer.
«Personne n’ignore l’importance de la prévention dans cette lutte contre l’extrémisme et le terrorisme. J’ai tendance à dire que si on attend que ces groupes s’installent chez-nous et qu’on arrive avec des chars et des armes pour les combattre, la grande bataille est perdu dans cette guerre contre le terrorisme et l’extrémisme», fait-il comprendre. Avant de préciser que ce phénomène ne peut être éradiqué que par «l’éducation, la prévention, la promotion de la bonne gouvernance, l’éradication de l’injuste social qui sont à la base des frustrations récupérées par ces groupes extrémistes qui, aujourd’hui, menacent la stabilité du Sahel et des pays africains de manière générale».
Selon le professeur, le Sénégal doit se doter de texte contre tout discours de promotion de la haine qui attise les tensions alors que notre pays et surtout le continent africain a aujourd’hui besoin d’apaisement de paix, de sécurité, de développement durable. Pour le professeur, même les pays qui ont un système de sécurité le plus performant sont menacés, à plus forte raison des pays africains, comme le Sénégal, qui doivent encore faire des efforts dans le domaine sécuritaire et de la défense du territoire.
Il ajoute que la nouvelle Afrique Citoyenne va permettre la conscientisation des jeunes et la promotion d’une nouvelle citoyenneté basée sur l’engagement responsable des jeunes dans les espaces scolaire, universitaire, au niveau de la société, de la nation. Elle contribuera à une sensibilisation sur les dangers des extrémistes.
Sud Quotidien |
Alors que « l’Etat islamique » et la situation en Irak captent toute l’attention face à une « intervention militaire imminente et dont les conséquences pour la paix mondiale sont plus qu’incertaines», Bakary Sambe soutient que « plus près de nous, le Sud Libyen présente tous les signes d’une désagrégation dont pourraient profiter des groupes djihadistes du même profil que l’EII ».
Dans un entretien accordé à Dakaractu, le coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique (Centre d’étude des religions de l’Université Gaston Berger), soutient que « l’espoir d’une transition démocratique en Libye s’est envolé et que le pays est plus que jamais au bord de l’implosion, si ce n’est déjà fait ».
Dans un entretien accordé à Dakaractu, le coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique (Centre d’étude des religions de l’Université Gaston Berger), soutient que « l’espoir d’une transition démocratique en Libye s’est envolé et que le pays est plus que jamais au bord de l’implosion, si ce n’est déjà fait ».
Pour Sambe « la capitale, Tripoli, après Benghazi, est en train de sombrer dans la guerre des clans et des factions alors que les milices ethnico-religieuses se sont emparé d’une bonne partie du territoire avec des attaques récurrentes contre le pouvoir central dont la légitimité est fortement contestée ».
« La situation est plus que préoccupante, rappelle-t-il, d’autant plus qu’il ne s’agit même plus d’un Etat en crise mais d’un morcellement socio-politique avec la multiplication des brigades, de Benghazi comme celles de Zentan, de Misrata, à l’est de la capitale mais aussi de Benghazi faisant référence à l’islam malgré les rivalités en Cyrénaïque ».
Revenant sur les dernières évolutions dans le Sud libyen qui, pour lui, « est d’un enjeu capital sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne », Bakary Sambe, dit « alerter la communauté internationale sur la multiplication des milices religieuses ou rattachées à des chefs locaux ou à des groupes ethniques ». Pour Sambe « tout le danger est dans l’imbrication de facteurs ethniques et religieux avec l’affrontement inéluctable entre Berbères, Touaregs et Toubou cherchant à former un gouvernement du Sud libyen jouant sur la récupération des ex-frustrés du régime de Khadhafi ».
Ainsi, Dr. Sambe soutient que « l’éventuelle propagation du conflit au Maghreb avec l’Algérie en pleine crise, la Tunisie que guette le danger Ançâr Shâria et l’Egypte qui n’a pas été étrangère aux derniers raids émiratis suite à l’implication soupçonnée du Qatar auprès de Frères Musulmans, n’augurent rien de bon pour la région ».
« Il y a là tous les ingrédients d’une déstabilisation dont les conséquences n’épargneront p
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